mercredi, avril 20, 2016

Viseu (Beira Alta) - km 3766



Après avoir fait les pleins et les vides du camping-car, départ sous le soleil pour m'enfoncer dans l'intérieur des terres.
Petite route de campagne, enfin pas vraiment car même si l'on est en campagne la route est presque tout le temps bordée d'habitations. On ne sait où commencent et où finissent les patelins. Ceci dit la traversée de ces villages reste très sympa.
Première étape Arouca avec un monastère à visiter. Malheureusement les visites sont uniquement guidées et la prochaine aura lieu en début d'après-midi avec commentaire en portugais et anglais. Tant pis ! Un petit tour dans le patelin quand même avec cette très jolie petite place pavée devant l'église. Au Portugal le plupart des trottoirs et des places sont couverts de petits pavés, d'environ 5cm de côté, de couleurs blanche et noire. Cela permet de former des dessins.

Place à Arouca (voir lignes de fuite)

Je repars et mon GPS est toujours aussi bucolique, il choisi toujours des routes les plus sauvages possibles. J'en suis ravi. Cette fois il me fait traverser une chaîne de montagnes, la serra de Arrada. J'emprunte une route que je ne trouve même pas sur la carte et pourtant elle est tout à fait correcte, mais surtout elle est magnifique. Tout d'abord elle se faufile dans des vallées verdoyantes avec de beaux petits villages qui s'accrochent aux pentes, elle traverse des forêts d'épicéa et d'eucalyptus.

Petit village perdu

Puis elle se met à monter jusqu'à atteindre une zone de landes à environ 1000m d'altitude, vraiment sauvages. Pendant des kilomètres la route suit les crêtes en montant et descendant sans arrêt. J'en profite pour faire la pose déjeuner au milieu de nulle part avec un panorama exceptionnel devant moi. Pendant tout le temps de mon repas pas une seule voiture n'est passée sur la route. On peut même se demander à qui elle peut bien servir.

Au loin sur la crête on aperçoit la route

Enfin arrivée à Viseu étape du jour. Ville que j'ai déjà visitée, mais je retourne voir la cathédrale avec son cloître et l'église qui lui fait face.

Cathédrale de Viseu

L'église qui lui fait face

Petit tour dans la ville et il est temps de faire mon devoir quotidien. Demain en principe je remonte dans la neige.  

mardi, avril 19, 2016

Porto (Douro) - km 3630



Aujourd'hui juste quelques kilomètres pour passer d'un parking à un camping.
Donc visite de Porto. Le ciel est menaçant donc la méthode infaillible pour qu'il ne pleuve pas, un vêtement de pluie et un parapluie. Et ça marche, temps correct.
Porto est une ville très pentue donc on monte et on descend en permanence. Je commence par passer le pont Eiffel toujours très impressionnants toutes ces poutres d'acier et tous ces rivets. Puis je longe les quais avant de pénétrer dans la ville. Direction …la cathédrale : pas mal de dorure, mais assez ordinaire. Puis la gare, un joyau en matière d'azulejos, ces carreaux de faïence peints formant des tableaux magnifiques. A peu près tous les lieux que je vais visiter aujourd'hui je les ai déjà vus lors de mon séjour en 2010 avec Ghislaine, mais je les revois avec grand plaisir.

Le hall de la gare et ses azulejos

Ensuite direction le marché. Celui-ci à beaucoup perdu de son charme, un grand nombre de boutiques fermées, le bâtiment lui-même en triste état. Dommage.

De beaux étals

Je continue mon périple vers un autre quartier où se trouve une librairie assez extraordinaire. Malheureusement elle est fermée pour travaux. Retour dans les petites rues piétonnes où je flâne un peu. Il est à remarquer que l'on entends plus parler français ici que dans n'importe quel quartier touristique de Paris. Des groupes et des individuels mais en grande majorité bien français.
Il reste un monument que je souhaite revoir, c'est l'église Santa Clara, un sommet himalayen du baroque portugais. Là encore porte close depuis 2015. Tant pis pas de photos « kitch ».
Je retraverse le Douro par le même pont mais cette fois par la partie haute où circule aussi le métro. La vue est superbe de là-haut. Pour le plaisir je redescends avec le téléphérique.

En bas les voitures, en haut le métro

Il est l'heure de trouver un restaurant et ce n'est pas ce qui manque. J'ai envie de « bacalau » (prononcer bacalao), c'est à dire de la morue, le plat traditionnel du Portugal. Bien servi et bien bon.
Le temps est toujours au beau et je ne suis pas loin de mon véhicule. Je vais donc y déposer blouson et parapluie qui m'encombrent plus qu'ils ne me servent. Et bien 20 minutes plus tard il pleut ! Heureusement c'est le moment que j'ai choisi pour aller visiter une cave de Porto. Visite intéressante. 

Cave de Porto

Quand je ressors la pluie a cessée. Il ne me reste plus qu'à rejoindre le camping où je stationne ce soir.

lundi, avril 18, 2016

Porto (Douro) – km 3617



Très longue étape avec surtout virage sur virage, donc content d'être arrivé. D'autant plus que la circulation ici est assez anarchique. Je pense que leur code de la route ne comporte qu'un seul article :
Article 1 – Fais ce qu'il te plaît !
Ce matin route de montagne assez jolie avec les premières vignes, arrêt à Vila Real, cet après-midi route de la vallée du Douro, qui est en crue. Nous avions déjà longé cette vallée avec Ghislaine il y a quelques années. J'ai donc choisi l'autre rive pour changer. Toujours ces étendues de vigne accrochées aux flancs des collines sur des terrasses avec quelques oliviers. Désolé mais peu de photos car difficile de s'arrêter et temps un peu gris, sans pluie.


Les vignes sur les rives du Douro

Une courbe du Douro

Demain visite de Porto avec donc plus d'occasion de photos.

Mon article sera donc court car peu de choses à dire. J'en profite pour rappeler qu'avec le décalage horaire mes petits billets seront publiés plus tard qu'en Espagne.

dimanche, avril 17, 2016

Braga (Minho) - km 3358



Dernier réveil en Espagne (pour le moment) et bien sûr il fait ...beau !
Comme toujours j'évite les grandes routes pour suive la côte. Je rencontre plusieurs petites villes pleines de charme.

Côte espagnole 
Et puis j'arrive sur le pont qui me fait entrer au Portugal. C'est toujours étonnant comme les choses changent quand on passe une frontière. Les belles maisons en pierre espagnoles sont remplacées par de plus modestes demeures aux murs blancs. Les routes rétrécissent. La façon de conduire des autochtones est différente. Nous sommes dimanche, les super-marchés sont fermés en Espagne, ouverts au Portugal. De plus il y a une heure décalage, je retarde ma montre et comme on dit au moment du changement d'horaire, je vais pouvoir dormir une heure de plus !!!
Une petite erreur de lecture de mon GPS et me voilà embarqué d'abord sur des petites rues pavées qui montent franchement, puis sur une jolie route de montagne malheureusement bordée de zones détruites par des incendies.

Coté portugais incendié
J'arrive à Braga sous une belle averse. Je trouve une place pour me garer et là je me retrouve au Maroc avec le gardien de voiture qui sort de nulle part. C'est dimanche, donc parking gratuit, mais il faut donner la pièce au « gardien ». Je lui fait comprendre que je le payerai à mon retour. Il n'a pas l'air content, mais à mon retour il n'y a plus personne, donc mon véhicule n'aurait pas été gardé malgré mon « péage ».
Petit tour en ville pour trouver un resto. Merci le Routard, petit restaurant sympa où je choisi une soupe, du cabrito et un gâteau maison. Voilà encore une vraie différence avec l'Espagne, dans les restaurants les plats sont cuisinés et bons.
Ensuite l'inévitable visite de la cathédrale. Rien d'exceptionnel sauf l'orgue qui est particulièrement chargé.

L'orgue pas très design
Je fini mon tour de ville et direction le sanctuaire de Bom Jesus. Ce sanctuaire situé sur une colline est desservi d'une part par un antique funiculaire, mais surtout par un monumental escalier en accordéon. Donc pour moi la mécanique à la montée, les jambes pour la descente. L'ensemble est très kitsch et c'est la promenade du dimanche des locaux. Beaucoup de statues, de fontaines et surtout de marches (600 d'après le Routard). L'église elle même est assez ordinaire et c'est donc cet escalier qui est le plus original. Descente tranquille et retour à la « maison ».

L'escalier du Bom Jesus

samedi, avril 16, 2016

Nigrán, sud de Vigo (Galice) – km 3226

Avant de quitter Saint-Jacques de Compostelle, je voudrais ajouter un petit mot concernant les pèlerins, ou marcheurs, qui viennent jusqu'ici. Quelque soit leur motivation, religieuse ou non, j'admire leur effort. Le chemin longe parfois la route et ce n'est pas toujours très touristique. De plus, marcher l'été en plein soleil doit être parfois épuisant, mais marcher sous une pluie continue et froide comme en ce moment, je leur tire mon « chapeau » ou plutôt ma « capuche ».

Pour l'étape du jour pas grand chose à dire, car pluie sans une minute d'arrêt tout le long de la route.
Juste un peu plus clair en arrivant.
Route directe jusqu'à Pontevedra que j'évite, puis à nouveau petite route côtière, très belle malgré le temps. Quelques jolis ports et vues sur la mer (Quelques photos en galeries). Arrivée à Vigo où le parking repéré est nul. A part la pluie il semble qu'il n'y a grand chose à voir dans cette ville. Donc je reprends la route pour trouver à une quinzaine de kilomètres un coin charmant, au bord d'une plage avec vue sur des îles.

Vue ce soir depuis mon camping-car
Ce soir c'est ma dernière étape en Espagne. Demain je passe au Portugal.
Je profite de ce moment pour faire un premier bilan de ce périple espagnol.
L'Espagne, ou du moins la partie que j'ai traversée, réserve de bien belles surprises : montagnes, mer, falaises, plages, villes et monuments. C'est également un pays moderne avec des infrastructures de qualité. En particulier le réseau routier est dense et bien entretenu, avec des ouvrages d'art impressionnants. Également beaucoup d'autoroutes dont une bonne partie gratuites, mais pour ma part je les ai évitées. Certes tout n'est pas parfait. La signalisation routière est plus abondante que nécessaire. Des panneaux en veux-tu en voilà, des limitations de vitesse qui changent tous les 200 mètres, des ralentisseurs un peu n'importe où. Bon on s'y fait.
Les villes et villages sont en général bien jolis. Architecture variée, façades colorées. Les rues sont propres, pas de déchets divers ou de crottes de chien sur les trottoirs, à peine quelques mégots.
Quant aux Espagnols, la première chose que l'on remarque chez nos amis d'outre Pyrénées, c'est qu'ils sont petits ou plutôt pas très grands et un peu ronds. C'est surtout vrai pour les gens de ma génération. Quand on marche dans la rue et que l'on croise des couples en particulier, on a l'impression d'être au pays des Hobbits. Attention pas pour l'ensemble du physique, uniquement pour la taille. Sinon ils sont vraiment très accueillants . Toujours le sourire, essayant de comprendre et d'aider le pauvre Français qui a fait espagnol deuxième langue et qui n'en a pas retenu grand chose.
Le point noir est bien entendu ce qui nous tient le plus à cœur, nous Français, la bouffe. Question viande on trouve surtout de la charcuterie sous vide et du poulet. De plus la moindre saucisse se retrouve gavée de fromage ou autre ingrédient bizarre. C'est vrai que je vais surtout dans les grandes surfaces. Bien sûr restent les fruits et les légumes qui sont beaux et pas chers. Mais c'est surtout dans les restaurants que l'on voit la différence avec chez nous. Aucune recherche tout est cuit et pas cuisiné, avec des surprises comme la crème catalane (que l'on appelle chez nous crème brûlée) qui devient une sorte de glace vanille recouverte d'une pellicule de caramel ! Sans parler des horaires d'ouverture de ces restaurants qui bousculent nos habitudes de repas. Mais les voyages c'est aussi fait pour bousculer les habitudes.
Bref, un bilan qui reste vraiment positif et j'ai découvert chaque jour une nouvelle facette de ce très beau pays tout proche et pourtant bien différent. Après mon passage par le Portugal j'aurai sûrement à nouveau l'occasion de l'apprécier.

vendredi, avril 15, 2016

Saint-Jacques de Compostelle (Galice) – km 3051

Il me semble que Saint-Jacques n'a pas du tout apprécié que je ne vienne pas le voir à pied comme il se doit. Il me l'a fait savoir de façon humide. Et me voilà donc condamné à porter ma croix, croix en forme de parapluie et Dieu sait comme je n'aime pas cet ustensile.
Donc visite quand même de la ville. La vieille ville est pleine de charme et de granit. Tout est construit avec cette pierre, les maisons, les monuments et même les rues sont dallées de grandes plaques de pierre. Une des rues qui mène à la cathédrale est toute bordée de magnifiques arcades très anciennes et différentes d'une maison à l'autre. Tout ce centre historique est bien sûr piétonnier et là il y a du monde. Je n'ose pas imaginer la foule qu'il doit y avoir en pleine saison.


J'atteins enfin la cathédrale. C'est vraiment un bâtiment impressionnant, dommage que certaines parties soient cachées par des échafaudages, mais il faut bien rénover ces vieilles pierres. Reste à découvrir l'intérieur. Si c'est grand dehors, c'est grand dedans. Mais c'est pas aussi riche que l'on peut l'imaginer. Quelques chapelles avec de beaux retables, peu de vitraux. Reste le chœur qui lui fait la différence. C'est démesuré, c'est doré, c'est baroque, c'est unique. Au moment de ma visite commence une messe, je reviendrai un peu plus tard pour faire quelques photos (voir la galerie).

Pour se donner une idée de la taille, voir l'autel en bas.

Je pars au hasard des rues pour atteindre le marché lui aussi tout en granit et surtout d'une architecture étrange, car composé de huit galeries indépendantes bordées d'étals.

Les poissonniers

Pour déjeuner, une friture de sardines et une tarte de Compostelle. Retour à la cathédrale pour la revoir de façon plus tranquille.

Retour au camping. Il pleut toujours.

jeudi, avril 14, 2016

Saint-Jacques de Compostelle (Galice) – km 3051



Aujourd'hui j'ai une pensée toute particulière pour mon amie Cathy, qui depuis plusieurs années avance étape par étape vers Compostelle. Si je ne me trompe pas cet été elle devrait atteindre le bout du « camino ». Ben, désolé ma Cathy je suis arrivé avant toi ! C'est vrai que quand tu portes ton barda, moi c'est mon barda qui me porte et je préfère surtout rouler que marcher.
Les bons en géographie et en maths seront sans doute un peu surpris de constater que le kilométrage du jour est de 231km, alors que la route directe La Corogne-Santiago fait environ 70km. Et oui quand on aime les kilomètres on ne compte pas, surtout quand c'est pour voir autre chose que le bitume des autoroutes. Le premier objectif était le bout de l'Espagne, le Cabo Finisterre ou Cabo Fisterra. C'est la pointe la plus à l'ouest de l'Espagne. Elle est également le but ultime des marcheurs de Compostelle. C'est d'ailleurs amusant de voir le visage réjoui des pèlerins quand ils arrivent au bout de la route. Allez Cathy c'est pour bientôt. Pour ma part j'ai donc fait le chemin à l'envers. Ce cap est une très belle pointe rocheuse avec son phare ...et ses boutiques de souvenirs. Avec le soleil du jour c'est vraiment très beau, PRESQUE la pointe du Raz, mais en moins sauvage.


Reste à rejoindre St Jacques, mais encore une fois pas question de prendre la route directe. Donc je prends la route côtière. Pas de regret c'est magnifique. La route suit au plus près l'océan parfaitement bleu. Je traverse plusieurs petits patelins aux maisons colorées avec chaque fois un petit port et une belle plage de sable. La vraie récompense du supplément de kilomètres.



Arrivée à Saint-Jacques, installation au camping.
Demain visite de la ville ...et de sa cathédrale.
Pas d'autres photos dans les albums ce soir. C'était tellement beau que j'ai oublié de faire des photos.

mercredi, avril 13, 2016

La Corogne (Galice) - km 2820

Je reprends ma route le long de la côte. Toujours ces larges rias. L'étape du jour est prévue à La Corogne. Je me rends directement au parking qui se situe au pied du monument emblématique de la ville, « la tour d'Hercule ». En fait il s'agit d'un phare romain dont la construction remonte au 1er siècle. Bien sûr il a été aménagé depuis. Petite visite au phare avec un vent violent et un ciel très chargé.


Il est l'heure de manger. L'après-midi j'ai prévu d'aller visiter la ville. Mais encore une fois la pluie est au rendez-vous. Je fini quand même par rejoindre le centre-ville.
Je déambule dans la vieille ville avec quelques beaux monuments et la très vaste place centrale. Ici les balcons fermés s'étalent sur toute la hauteur des bâtiments.


Retour à « la maison » et comme le temps est plus ensoleillé je remonte jusqu'à la tour.

Vu le temps peu de photos aujourd'hui.

mardi, avril 12, 2016

Plage de Doniños (Galice) - km 2719

Hier soir j'ai alimenté le blog via la Wifi d'un bistrot et c'est seulement après que j'ai trouvé mon coin pour la nuit. Le parking camping-car est situé sur une pointe, près d'un phare, avec vue imprenable sur l'océan, les falaises et les plages. Avec le spectacle des énormes vagues qui se brisent de l'autre côté de la baie et ce matin le lever du soleil, pas besoin de télé.


Aujourd'hui pas de visite de cathédrale. Je compte simplement longer la côte et entamer ma descente vers le sud.
La route suit plus ou moins la côte. Cette côte est très découpée et régulièrement l'on rencontre des rias larges et profondes avec sur leurs rives des petits ports. C'est PRESQUE aussi beau que la Bretagne ; j'insiste sur le presque pour ne pas perdre mes lecteurs bretons.
Étape à Viveiro. Quelques belles maisons avec balcons fermés. Déjeuner.


Après-midi toujours ces rias avec entre temps de très belles forêts d'eucalyptus. Un peu plus loin la côte se transforme en hautes falaises. Sur le bord de la route il n'est pas rare de rencontrer des vaches ou des chevaux en liberté. Aujourd'hui en plus il y avait des cochons !
Arrivée près de Ferrol sur un parking au bord d'une plage avec vagues pour surfers.
Ce soir pluie et vent.

lundi, avril 11, 2016

Navia (Asturies) - km 2471



Ce matin visite de Lugo. La particularité de cette ville est son enceinte romaine datant des 3ème et 4ème siècles. Elle fait tout le tour du cœur de la cité. Elle mesure plus de deux kilomètres de circonférence avec plus de 170 tours. Par endroit elle mesure plus de 20m de haut. On peut la parcourir entièrement, ce que j'ai fait. Ce qui est marquant c'est son parfait état de conservation.


La ville en elle même ressemble à bien d'autres, de grandes places, des bâtiments anciens. Mais reste bien sûr l'inévitable cathédrale. Alors là c'est du lourd ! L'architecture est assez étrange avec une partie intérieure séparée en plusieurs zones. Les nefs latérales sont séparées de la nef centrale, elle même divisée en deux morceaux. Et puis le lourd est surtout dans les quelques retables. A Burgos ils étaient impressionnants par leur taille et leur richesse, ici c'est seulement lourd. Vraiment pas les plus beaux que j'ai vu. L'extérieur est également particulier avec cette large façade. D'autres photos dans la galarie.


Bon il est temps de prendre la route. Ceux qui s'amuseront à consulter la carte de mon parcours verront que la ligne droite n'est pas mon ambition. Donc aujourd'hui retour vers la côte que je vais suivre plus ou moins pendant quelques jours.
La route franchie une chaîne de petites montagnes très verdoyantes avec des forêts d'eucalyptus. Comme souvent je choisi les petites routes. Et bien cette fois je suis servi, 15 km de nids de poule où atteindre le 30km/h est un exploit. Pas grave les paysages sont très beaux.

Arrivée sur la côte au petit port de Navia. Rien d'extraordinaire.
J'oubliais, beau temps toute la journée.

dimanche, avril 10, 2016

Lugo (Galice) - km 2324

Bonne nuit « station service ».
Temps couvert.
La visite de Ponferrada est assez rapide. C'est une petite ville assez récente avec pas mal de quartiers type HLM. Un beau parc, mais l'intérêt réside dans le petit quartier ancien avec la basilique et surtout le château. La basilique n'a rien d'exceptionnel, reste le château.
C'est un édifice impressionnant, construit par les Templiers et qui représente bien l'idée que l'on se fait des châteaux-forts du Moyen-Age. Tours, donjon, chemin de ronde avec créneaux, tout y est. En prime des expos d'une part de reproduction d'habits d'époque et d'autre part une présentation de manuscrits enluminés.


Pendant la visite je rencontre trois dames françaises qui font le chemin de Compostelle en vélo. C'est sympa de pouvoir parler un peu français.
L'après-midi « on the road again ». Au passage arrêt à Villafranca del Bierzo étape du « camino » avec un grand nombre de maisons portant des blasons sculptés. Mais l'ensemble est plutôt délabré.


Après déjeuner, je reprends le chemin qui me fait traverser une zone montagneuse. Alors là ne croyez pas ceux qui vous disent qu'il fait chaud et beau en Espagne. Il fait froid et cet après-midi j'ai eu un peu de soleil, beaucoup de pluie et même une averse de neige.
Le long de la route de remarque des étendues d'étranges arbres dont les branches sont toutes couvertes de lichens.



Arrivée à Lugo sous une pluie battante. Espérons que demain ce sera mieux pour la visite.