mardi, mai 12, 2026

Meyrueis (km 980)

Temps plutôt agréable avec quelques nuages dans un beau ciel bleu.

Ce matin une nouvelle randonnée. Toujours sur le causse Méjean, je vais faire la boucle de Nîmes le Vieux. Ce n’est pas Montpellier le Vieux, même s’il s’agit de chaos rocheux. Ici c’est gratuit et libre d’accès. Le sentier grimpe rapidement au milieu de ces énormes rochers. Ce paysage est très étrange, mais très beau.




Puis un chemin nous fait monter vers une crête. Là le vent se fait bien sentir. On continue à travers des pâturages.



Au passage une biche se sauve au loin.


Enfin on redescend vers un deuxième chaos, tout aussi beau.




Il ne reste plus qu’à suivre un chemin plat vers le point de départ : le hameau d’Hom. À l’entrée du hameau un panneau indique une ferme auberge. Comme il est l’heure de déjeuner, je vais voir cette auberge. Je décide donc de m’attabler pour un repas local.


Je choisi une Marinade Caussenarde. La dame me précise que c’est une surprise et ne m’indique ce que je vais avoir dans l’assiette. En fait c’est une sorte de daube avec de la viande de brebis, servi avec une sorte d’écrasé de pommes de terre. La viande de brebis est une viande rouge. En dessert un moelleux à la châtaigne. En parlant avec la patronne, elle m’apprend qu’ils ont un troupeau de mille brebis, trois cents pour le lait, le reste pour la viande. Elle m’explique pourquoi je ne vois pas de troupeaux, c’est qu’ils ne sortent que fin mai. Cette balade et ce repas étaient vraiment cool. J’ai kifé grave.

Je reprends la route direction Florac, que je connais pour y avoir séjourné il y a quelques années. Petit tour dans le patelin, puis je repars vers Sainte-Enimie en longeant le Tarn. Au passage un panneau m’indique le belvédère de Castelbouc. Je m’arrête pour découvrir sur la rive opposée quelques maisons coincées entre la rivière et le rocher. 


Je n’ai qu’une envie, aller voir de plus près. Je descends donc vers ce village. Pour accéder on traverse le Tarn sur un pont submersible.


Les quelques maisons que j’ai aperçu ne sont qu’une partie du village. Le reste se situe derrière le rocher. C’est magnifique, toutes ces maisons de pierre bordant des ruelles tortueuses, le tout blotti contre la falaise. Je ne regrette pas le détour.




Enfin j’arrive à Sainte-Enimie, mais je ne prends pas comme l’autre jour la route des gorges du Tarn. Une autre route longe, puis domine les gorges sur l’autre rive. La vue est magnifique.


Il ne reste plus qu’à traverser le causse pour retrouver le camping.

lundi, mai 11, 2026

Meyrueis (km 878)

Cette nuit pluie. Ce matin encore un peu de pluie, donc j’en profite pour aller remplir le frigo et le placard.

Le temps s’améliore en début d’après-midi. Donc petite rando à partir du camping. Direction le château de Roquedols. Pas mal de route au départ, puis j’emprunte un joli chemin qui grimpe dans la forêt. Par endroit la mousse a colonisé les arbres.


Mais au bout d’un moment je me rends compte que je ne suis plus sur l’itinéraire prévu. Je trouve un petit sentier qui descend raide vers le bon chemin. Je fini par arriver au fameux château. C’est une énorme bâtisse qui semble abandonné, mais des éclairages et une alarme montre qu’il doit être habité par moments.




Un bel escalier en fer à cheval mène à une porte un peu fatiguée.



Puis le chemin remonte dans les bois, pour atteindre un petit sentier. C’est sûrement le plus beau passage de la balade. D’une part il y a une belle vue sur la vallée, et surtout c’est couvert de genêts en fleurs. La couleur, plus le parfum : superbe.




La dernière partie se fait également par route. Donc sur les 7,5 km, 25% de balade sympa, sans plus.

dimanche, mai 10, 2026

Meyrueis (km 873)

C’est dimanche, c’est jour cool. La météo prévoyait un temps pluvieux, donc on évite les sorties. Ce matin, pas grand-chose et pour être fainéant jusqu’au bout, ce midi resto. Malheureusement pas génial.

Comme la pluie devait être au rendez-vous j’ai cherché un abri. Quoi de mieux que plusieurs dizaines de mètres de rocher au dessus de la tête pour être au sec. Ainsi, je vais découvrir l’Aven Armand. Je pensais l’avoir déjà visité, mais c’est vraiment une découverte. Pour accéder à la partie souterraine on emprunte un funiculaire. Là on découvre une salle immense en grande partie hérissée de stalagmites. En fait il n’y a que cette salle à visiter mais c’est déjà extraordinaire. Des escaliers nous amènent tout au fond, en slalomant entre les colonnes.


Les stalagmites sont très particulières car elles sont en forme de piles d’assiettes suivant la guide, moi j’y vois plutôt des gâteaux à la broche ! On reste dans la cuisine.




On oublie pas de belles draperies et autres concrétions.




L
a visite vaut vraiment le coup.
En repartant il n’est pas très tard, et le temps est en fait plutôt agréable avec un peu de soleil. Alors au passage je m’engage sur une petite route au hasard. Le hasard fait bien les choses, car je vais parcourir une très belle partie du causse Méjean. Paysages somptueux qui, dit-on, rappelle la Mongolie.



Prairies à perte vue, parfois coupées par un petit bois de sapins.


Par contre toujours pas d’animaux. En fait, dans ces prairies, il semble, qu’ils font surtout pousser des cailloux.



Il ne me reste plus qu’à rejoindre le camping pour rédiger le présent billet.


samedi, mai 09, 2026

Meyrueis (km 831)

Ce matin ciel couvert, se dégageant progressivement, puis se recouvrant. La météo annonce grand beau temps sur toute la France… on ne doit pas être en France ici !

Me voila donc installé à Meyrueis au cœur des Cévennes. Je commence ma journée par une visite de la ville... disons du bourg. Le circuit de découverte pris à l’office de tourisme, qui sillonne les ruelles et les places, est agrémenté régulièrement de plaques explicatives. Là encore ces plaques évoquent plutôt le passé. L’ensemble est un peu vieillot et n’a rien d’exceptionnel.





Une particularité de cette région, les passages sous les maisons.


Cette balade me permet quand de découvrir qu’il y a bien quelques commerces. Bien sûr le parcours me fait passer par l’église : très ordinaire.


Mais aussi par le temple. Les Cévennes est un pays assez protestant. C’est toujours curieux de voir le dépouillement des temples protestants, face, parfois, au luxe des églises catholiques.



Déjeuner au camping avant ma balade de l’après midi. 
Pour première randonnée je décide de faire le circuit des trois hameaux sur le causse Méjean. On part de Drigas, et aussitôt le chemin grimpe en pente douce au milieu du causse. Il y a un petit vent frais, il faut dire que l’on est à 1100 m d’altitude.




Après environ 2 km, on quitte le chemin pour s’enfoncer dans sous bois afin d’atteindre un protohistorique. Il s’agit d’une enceinte, de 150 m de côté environ, constitué de rochers formant une sorte rempart. Très curieux.



On repart vers le chemin principal qui entre alors dans un bois et descend vers le hameau de Le Buffre.


Passé le hameau, le chemin remonte en sous bois. Sur le bord du chemin on découvre un superbe calvaire, une lavogne et un abribus ;o)).



Une fois sur le plateau on est de nouveau à découvert, et le vent est toujours présent. Le chemin redescend alors vers le hameau de Hures.


Là un clocher attire mon attention. Je fais donc un détour pour découvrir cette très belle et très ancienne église. L’architecture est particulièrement rustique avec ces énormes piliers, qui semblent un peu démesurés.





Reste plus qu’à reprendre le chemin pour retourner à Drigas, notre point de départ. 



Cette jolie balade m’aura pris 3h15 pour 11,5 km, et m’aura apporté une belle ampoule sous le pied. La rançon du plaisir.