dimanche, mai 10, 2026

Meyrueis (km 873)

C’est dimanche, c’est jour cool. La météo prévoyait un temps pluvieux, donc on évite les sorties. Ce matin, pas grand-chose et pour être fainéant jusqu’au bout, ce midi resto. Malheureusement pas génial.

Comme la pluie devait être au rendez-vous j’ai cherché un abri. Quoi de mieux que plusieurs dizaines de mètres de rocher au dessus de la tête pour être au sec. Ainsi, je vais découvrir l’Aven Armand. Je pensais l’avoir déjà visité, mais c’est vraiment une découverte. Pour accéder à la partie souterraine on emprunte un funiculaire. Là on découvre une salle immense en grande partie hérissée de stalagmites. En fait il n’y a que cette salle à visiter mais c’est déjà extraordinaire. Des escaliers nous amènent tout au fond, en slalomant entre les colonnes.


Les stalagmites sont très particulières car elles sont en forme de piles d’assiettes suivant la guide, moi j’y vois plutôt des gâteaux à la broche ! On reste dans la cuisine.




On oublie pas de belles draperies et autres concrétions.




L
a visite vaut vraiment le coup.
En repartant il n’est pas très tard, et le temps est en fait plutôt agréable avec un peu de soleil. Alors au passage je m’engage sur une petite route au hasard. Le hasard fait bien les choses, car je vais parcourir une très belle partie du causse Méjean. Paysages somptueux qui, dit-on, rappelle la Mongolie.



Prairies à perte vue, parfois coupées par un petit bois de sapins.


Par contre toujours pas d’animaux. En fait, dans ces prairies, il semble, qu’ils font surtout pousser des cailloux.



Il ne me reste plus qu’à rejoindre le camping pour rédiger le présent billet.


samedi, mai 09, 2026

Meyrueis (km 831)

Ce matin ciel couvert, se dégageant progressivement, puis se recouvrant. La météo annonce grand beau temps sur toute la France… on ne doit pas être en France ici !

Me voila donc installé à Meyrueis au cœur des Cévennes. Je commence ma journée par une visite de la ville... disons du bourg. Le circuit de découverte pris à l’office de tourisme, qui sillonne les ruelles et les places, est agrémenté régulièrement de plaques explicatives. Là encore ces plaques évoquent plutôt le passé. L’ensemble est un peu vieillot et n’a rien d’exceptionnel.





Une particularité de cette région, les passages sous les maisons.


Cette balade me permet quand de découvrir qu’il y a bien quelques commerces. Bien sûr le parcours me fait passer par l’église : très ordinaire.


Mais aussi par le temple. Les Cévennes est un pays assez protestant. C’est toujours curieux de voir le dépouillement des temples protestants, face, parfois, au luxe des églises catholiques.



Déjeuner au camping avant ma balade de l’après midi. 
Pour première randonnée je décide de faire le circuit des trois hameaux sur le causse Méjean. On part de Drigas, et aussitôt le chemin grimpe en pente douce au milieu du causse. Il y a un petit vent frais, il faut dire que l’on est à 1100 m d’altitude.




Après environ 2 km, on quitte le chemin pour s’enfoncer dans sous bois afin d’atteindre un protohistorique. Il s’agit d’une enceinte, de 150 m de côté environ, constitué de rochers formant une sorte rempart. Très curieux.



On repart vers le chemin principal qui entre alors dans un bois et descend vers le hameau de Le Buffre.


Passé le hameau, le chemin remonte en sous bois. Sur le bord du chemin on découvre un superbe calvaire, une lavogne et un abribus ;o)).



Une fois sur le plateau on est de nouveau à découvert, et le vent est toujours présent. Le chemin redescend alors vers le hameau de Hures.


Là un clocher attire mon attention. Je fais donc un détour pour découvrir cette très belle et très ancienne église. L’architecture est particulièrement rustique avec ces énormes piliers, qui semblent un peu démesurés.





Reste plus qu’à reprendre le chemin pour retourner à Drigas, notre point de départ. 



Cette jolie balade m’aura pris 3h15 pour 11,5 km, et m’aura apporté une belle ampoule sous le pied. La rançon du plaisir.

vendredi, mai 08, 2026

Meyrueis (km 804)

Grand beau temps toute la journée.

Départ vers Sainte-Énimie à l’entrée des Gorges du Tarn.


Très joli village parfaitement dans son jus. Rue et escaliers dallées, maisons de pierre, le tout bien en pente, s’accrochant à la montagne.




Puis je m’engage dans les Gorges du Tarn. Très hautes parois et cours d’eau difficile à apercevoir à cause de la végétation.



Un belvédère permet une meilleure vue, mais c'est 1€ !



J’ai déjà parcouru ces gorges dans le passé, mais elles me semblent moins impressionnantes que dans mon souvenir.

À mi-chemin un arrêt à La Malène. Un peu plus de touristes car point de départ des balades sur le Tarn. Quelques beaux bâtiments.


Arrivé au bout des Gorges du Tarn, on tourne à gauche et on enchaîne sur les Gorges de la Jonte. Moins profondes, elles sont quand même assez belles.



J’arrive à Meyrueis, mon étape, qui sera aussi mon camp de base pour la semaine à venir.

Un petit tour dans le patelin. Plutôt sympa, peu de commerces, mais une alignée de bars et restaurants en terrasses le long de la rivière qui traverse le village. J’aurai l’occasion d’en dire un peu plus dans les jours à venir.

Camping très agréable, donc reste à bien occuper ces quelques jours à venir.

jeudi, mai 07, 2026

Mende (km 716)

Tout d’abord je renouvelle mon PS d’hier soir pour ceux qui ne l’ont pas lu. Merci à tous ceux qui me laissent un petit commentaire, mais je ne sais pas de qui il s’agit, car ils sont notés « anonyme » sur le blog. Donc merci de conclure vos messages par une signature.

Bulletin météo du jour : Grosse amélioration, malgré un ciel encore très chargé ce matin, pas de pluie et même de beaux rayons de soleil.

En partant un joli point de vue sur Conques.


Première étape du jour, Entraygues. Cité ancienne au confluent du Lot et de la Truyère. Un petit circuit de visite le long des rues anciennes. Rien d’extraordinaire.



Un passage par Estaing après avoir longé les gorges du Lot.



Puis un arrêt à Espalion. Une visite très rapide car nous y avons séjourné un mois il y a quelques années. La cathédrale est toujours aussi atypique.


Les bords du Lot et le pont vieux sont toujours aussi jolis.



Puis direction Mende. Pour cela la route traverse tout le plateau de l’Aubrac. Les paysages sont superbes, avec des vallonnements couverts de prairies. Par contre très peu de troupeaux. Certaines prairies sont tapissés de jonquilles et de narcisses.




Depuis hier après-midi, je suis plus ou moins le chemin de Compostelle, mais dans le mauvais sens. Et bien je suis vraiment surpris par le nombre de pèlerins que je croise. Une bonne centaine sur les deux jours. Et je ne les vois qu’aux endroits où le chemin longe ou croise ma route.
Arrivée à Mende. Quelques courses et installation au camping. Puis je me rends en ville pour visiter le centre historique. Un circuit permet de découvrir rues et monuments à l’aide de panneaux explicatifs. Mais ces panneaux montrent souvent comment étaient avant les bâtiments et les lieux. Depuis tout cela a bien vieilli et ne présente plus un grand intérêt.



Reste la cathédrale. Plutôt imposante.


À l’intérieur c’est assez classique, avec quand même un chœur orné des tapisseries, ce que je n’ai encore pas vu en France.