mardi, mai 24, 2016

Madrid (Comunidad de Madrid) – km 8254

C'est en 30 mn de métro que je gagne le cœur de Madrid.
Madrid c'est une capitale et comme Paris ce sont avant tout des grandes avenues, des places monumentales, des statues, des fontaines, de la circulation, des magasins et pleins de gens sur les trottoirs. Ce n'est pas Haussmann qui a dessiné Madrid, mais sûrement un de ses cousins. La différence tient dans le fait que les façades des immeubles sont plus variées qu'à Paris.


Bien que ce ne soit pas mon passe-temps favori, j'ai décidé de visiter un des musées. Bien sûr le Prado est LE musée de Madrid, mais le type de peinture qui y est présenté ne m'attire pas particulièrement. Je choisi donc de visiter la collection Thyssen-Bornemisza. Cette collection privée présente dans l'ordre chronologique la peinture depuis le 13ème siècle jusqu'à aujourd'hui. C'est vraiment très intéressant de voir l'évolution au cours des siècles et l'on comprend mieux comment on en arrive à l'art moderne. D'autant que cette collection présente des tableaux de grands maîtres de toutes les époques, du Caravage ou Rubens à Dali ou Picasso. Je ne regrette pas les 2 bonnes heures passées dans ce musée.


C'est l'heure de manger. À l'office de tourisme on m'indique le quartier des restaurants. Il n'y a que l'embarras du choix. Un peu au hasard je rentre dans un bistrot style un peu ancien. Je choisi le menu du jour. En premier plat ce sont des petits piments accompagnés de vantresca le tout assaisonné au vinaigre balsamique, très fin. Puis un « cocido madrileño », c'est un sorte de pot au feu avec poulet, saucisse, sorte de boudin et deux ou trois autres sortes de viandes accompagnés des pommes de terre, choux, carottes et surtout pois-chiches le tout dans une sauce très aromatique. Assiette impressionnante dont je ne viendrais pas à bout. Je choisi café plutôt que dessert car je n'en peux plus. Le tout avec la bouteille de vin sur la table, le pain et le sourire du serveur, 12€ !


C'est donc le ventre plein que je repars. Je passe par la Puerta de Sol que j'imaginais être une très grande place, ce n'est pas le cas.


Par contre la plaza Mayor est beaucoup plus belle.


Je passe près de l'ancien marché transformé comme à Cordoue en marché à tapas. Au moins une vingtaine de boutiques proposant toutes des tapas différents et quelques tables au milieu pour les déguster.


Puis l'on arrive à la cathédrale. Cette fois pas grand intérêt car c'est une construction récente (fin 19ème).



Je contourne le palais royal et il est l'heure reprendre la direction du camping. Demain je découvrirai d'autres aspects de cette ville.


lundi, mai 23, 2016

Madrid (Comunidad de Madrid) – km 8254


Tolède

Dans mon programme initial je n'avais pas prévu de visiter Tolède !!?? C'était un grave oubli.
En effet cette ville est vraiment très riche. La ville en elle même ne semble pas très étendue et la partie ancienne se parcourt facilement. Encore une fois un dédale de petites rues où piétons et véhicules ont bien du mal à cohabiter. Surtout que les touristes arrivent par car entiers il faut se faufiler en permanence entre ces groupe. Qui dit tourisme, dit commerces. Et ce n'est pas ce qui manque.
Nous sommes dans une semaine sainte, ou quelque chose d'approchant, et donc certains horaires de visite sont bousculés. C'est le cas pour la cathédrale qui n'ouvre qu'à 14h. J'ai donc devant moi toute la matinée pour découvrir la ville.
Je commence mes visites par l'église Santo Tomé qui abrite un tableau du Greco. J'ai un peu l'impression d'une arnaque car pour 2,50€ il n'y a rien d'autre à voir que le tableau et on ne peut pas faire de photo. Tableau qui pour ma part ne m'a pas apporter beaucoup d'émotion.
Ensuite visite d'une ancienne synagogue magnifiquement mise en valeur par un éclairage subtil.


Mes visites continuent par le monastère franciscain San Juan de los Reyes. Une merveille d'architecture gothique flamboyant. Église et cloître sont dotés d'un décor d'une richesse incroyable. On pourrait passer des heures à détailler les figurines sculptées sur les piliers du cloître. Vraiment un très beau monument très homogène. (Voir galerie)


Pour ne pas faire de jaloux visite d'une ancienne mosquée. Extérieur intéressant mais intérieur tout petit et peu restauré.


Il est l'heure de manger. Sur les remparts est déployé un grand calicot indiquant « Toledo, Capital Española de la Gastronomia ». Et bien sur la place principale on trouve un Mac Do, un Burger King, des pizzas et des paellas industrielles !
Je m'enfonce dans les petites rues à la recherche d'un vrai resto. Rien d'extraordinaire en fait. J'opte pour une auberge au fond d'une impasse. C'est pas trop mal pour le prix.
Il est bientôt 14h direction la cathédrale. Et là une file d'attente de 50m pour l'achat des billets. En bon touriste discipliné je fais la queue.
Cette cathédrale est vraiment une merveille. Certes certains ajouts ne sont pas à mon goût mais l'ensemble est vraiment très beau. Des vitraux aux couleurs très pures. Des chapelles richement décorées. Un maître autel surplombé par un retable impressionnant. Un chœur avec des stalles magnifiquement sculptées. Un cloître aux murs ornés de fresques. Etc. (Voir galerie)


Je ne regrette pas cette visite. Je ne regrette surtout pas d'avoir cette halte à Tolède car c'est une ville à ne pas rater sans aucun doute.

Ma journée se termine par la route vers Madrid. Très grande ville mais circulation assez fluide sur l'un des quatre périphériques qui contournent la capitale. Arrivée sans problème au camping où je vais passer trois nuits. Deux jours pleins ne semblent pas de trop pour découvrir Madrid.

dimanche, mai 22, 2016

Tolède (Castilla – La Mancha) – km 8164

En regardant mon compteur je constate que j'ai fait aujourd'hui 280km. Vraiment je ne les ai pas vu passer. C'est vrai que j'ai allongé l'étape prévue, mais la route était vraiment très agréable.
Tout d'abord j'ai suivi une jolie vallée boisée avec une large rivière à truites (il y avait des pêcheurs).
Puis on entre sur un très vaste plateau avec de très légers vallonnements. Le paysage est très doux tant par le relief que par les couleurs des champs aux teintes variées suivant les cultures. Ici pas mal de céréales et toujours quelques oliviers, amandiers et vignes. De plus les bords de route, mais aussi certains champs, sont très fleuris. Ce sont les coquelicots qui dominent, il y en a des millions, certains champs sont rouge sang. A croire qu'ils les cultivent.


Premier arrêt à Belmonte pour son château. J'en fais le tour mais je ne visite pas.


Puis je glisse mes roues dans les pas du cheval de Don Quichotte. En effet ses aventures se déroulent dans cette région. Donc arrêt à Campo de Criptana pour voir les moulins que Don Quichotte prend pour des géants. Une dizaine de moulins blancs sur une hauteur.


Mais des moulins il y a en a ailleurs et donc l'étape suivante se situe à Consuegra où il y a aussi une douzaine de moulins sur une crête avec en plus un château qui les accompagne.
Avec le vent on comprend vite pourquoi les moulins ont été bâtis ici.



En principe mon parcours du jour devait se terminer ici, mais vu l'heure je décide de pousser jusqu'à Tolède que je n'avais pas vraiment prévue au programme. Cela va me permettre de visiter cette ville demain matin. 

samedi, mai 21, 2016

Cuenca (Castilla - La Mancha) km 7883

Une fois de plus je quitte la côte pour m'enfoncer vers l'intérieur. Route très agréable avec montagne, gorges, plateaux. L'objectif est la ville de Cuenca.
Là encore la vieille ville est construite sur une étroite arrête rocheuse. Pour y monter c'est assez sportif, car les rues sont très étroites, pavées et évidemment pentues.
Nous sommes samedi et comme chaque semaine les Espagnols sont de sortie. Donc parkings pleins. Je finis quand même par trouver un emplacement qui se libère.
Je renoue avec les villes en pentes et escaliers. Cette cité ancienne est surtout intéressante par ses constructions au bord de la falaise, dont certaines datent du 14ème siècle. (Voir galerie)



Et la cathédrale me direz-vous ? Extérieurement elle est assez massive et à l'intérieur est bien je ne sais pas car c'est payant et je n'ai pas l'envie de la visiter. ne vous inquiétez pas il en reste bien d'autres à voir.  

vendredi, mai 20, 2016

Valence (Valenciana) – km 7627



Aujourd'hui pas de route mais des rues et des places.
Départ pour Valence en bus avec un arrêt devant le camping.
J'avais repéré un circuit à faire à pied et donc je décide de le suivre plus ou moins. Je ne vais pas vous détailler toute ma journée de visite mais quelques étapes sont particulièrement marquantes.
Tout d'abord il y a ce jardin qui suit le tracé d'un ancien cours d'eau (je ne sais pas où l'eau passe maintenant). Ce qui devait être un fleuve assez large est devenu un parc avec pistes cyclables, jeux pour enfants, grands arbres, pelouses, etc. Ce qui est amusant ce sont les ponts anciens qui franchissaient ce cours d'eau et qui maintenant dominent des pelouses.


Après avoir passé une porte monumentale, je m'enfonce dans la vieille ville. L'ensemble est très animé. Plusieurs grandes places dont bien sûr celle de la cathédrale. Intérieur assez sobre avec quelques beaux retables et des tableaux de Goya. Une chapelle gothique magnifique. Encore une fois les styles d'époques différentes se côtoient.


Je continue ma balade. Cette ville possède un patrimoine civil et religieux d'une très grande richesse. Presque à chaque coin de rue on découvre soit une église, soit un autre bâtiment à l'architecture intéressante.
Je me dirige vers le marché central. Disons, pour les Nantais, que c'est presque une dizaine de fois plus grand que notre marché de Talensac, 350 étals indique mon guide. Magnifiques produits dans un bâtiment style Baltar mais en plus décoré, et surtout avec de très belles coupoles. Une halle est réservée aux poissonniers, je pense qu'il y en a au moins 80 différents.


Autre arrêt à la mairie dont une partie peut se visiter librement. Quelques très belles salles.


Enfin une visite de la Lonja, ancienne bourse de la soie, avec ses superbes colonnes torses.


Valence est vraiment très belle, même si en s'écartant des grandes artères on trouve un peu plus qu'ailleurs des bâtiments un peu défraîchis, mais un certain nombre sont en cours de restauration.
J'oubliais, étant à Valence je ne pouvais manger que la spécialité locale, la paella valenciana, avec poulet, lapin et légumes.

Après ces quelques kilomètres de marche, retour au camping par le bus.

jeudi, mai 19, 2016

Valence (Valenciana) – km 7627



Journée de transition, donc bien peu à dire et donc pour vous bien peu à lire.
Route vers Valence. Là encore mon chemin commence par traverser de très belles montagnes. Jusqu'à présent j'avais vu des cultures d'oliviers ou d'amandiers. Ici on mélange les deux. Sur les terrasses creusées dans le flanc des montagnes on trouve ces deux arbres côte à côte. Par contre il est facile de les distinguer par la couleur de leur feuillage. (Voir galerie)


Ma route arrive sur la plaine côtière avec ses cultures variées. A proximité de Valence la route passe au milieu de vastes étendues d'eau peu profonde. J'ai bien sûr pensé à des marais salants, mais vu la façon dont ils cultivent, je crois qu'il s'agit plutôt de rizières.

Arrivée de bonne heure au camping situé à quelques kilomètres de Valence, afin de faire une lessive et de passer un après-midi tranquille. Demain visite de Valence, mais j'y vais en bus pour éviter les galères de stationnement.  

mercredi, mai 18, 2016

El Castell de Guadalest (Valenciana) – km 7481

Encore une journée de route mais avec quelques arrêts.
Tout d'abord je me rends à Murcia (Murcie). Sans doute pas la plus jolie ville que j'ai visitée. D'ailleurs le tourisme est beaucoup moins présent, presque aucune boutique de souvenirs. Reste bien sûr la cathédrale. A l'intérieur joli retable dans la chœur, très belle chapelle gothique et j'ai la chance d'entendre l'organiste qui répète. Mais la caractéristique essentielle de ce monument c'est son clocher. Sous certains angles il semble plus gros que la cathédrale elle-même.


Je reprends la route vers Alicante. Là déjà un peu plus touristique avec surtout une superbe esplanade le long du port avec boutiques et restos. Non pas de cathédrale, du moins elle est fermée.


Je continue à suivre la côte et là commencent les villes balnéaires. Disons que c'est « La Baule sur Méditerranée » en un peu plus haut. C'est vrai que les plages sont magnifiques.


La route s'écarte un peu du rivage et longe des petites montagnes. Puis j'arrive à Benidorm. J'avoue que c'est par curiosité que j'y vais car j'en ai entendu parlé. Cette fois c'est « New York sur Méditerranée ». Des alignés de gratte-ciel et déjà une foule de touristes. La plage est bien garnie et les boutiques de souvenirs s'alignent à n'en plus finir. Encore une fois impossible de se garer. Dommage quelques photos de cette usine à touristes m'auraient amusées.

Bien sûr je ne vais pas dormir là et donc je pars vers l'intérieur des terres, en montagne, dans un super petit village qui a eu la drôle d'idée de mettre le clocher de l'église en haut d'un rocher.

mardi, mai 17, 2016

San Pedro del Pinatar (Murcia) – km 7269



Très longue étape aujourd'hui, mais la route fait aussi partie du voyage.
D'ailleurs cette route m'a réservé quelques belles surprises. Ce matin derniers virages à travers la Sierra Nevada.
Après cette zone montagneuse je traverse sur une bonne distance une zone évoquant certains coins du Maroc. Des villages blancs perdus au milieu d'un paysage de petites montagnes de terre érodées.

Paysage marocain

Puis descente vers Almeria pour quelques courses.
Comme je veux éviter l'autoroute je prends une route qui traverse la Sierra Alhamilla. Là je suis transporté directement un plein Far-West. Les paysages sont vraiment des décors de westerns avec végétation réduite à quelques buissons et cactus sur des petites collines de terre abruptes coupées de sortes de canyons. D'ailleurs on y trouve plusieurs centres de loisir avec des noms évocateurs comme Mini-Hollywood ou Rio Bravo.

Paysage western

Puis le paysage s'abaisse pour laisser place à des collines tout aussi désolées. Tous ces paysages sont très secs. D'ailleurs, est-ce en raison de cette sécheresse, mais pendant des kilomètres on ne rencontre que des fermes en ruines. Il n'y a plus âme qui vive au milieu de ces collines.
Par contre dès qu'il y a le moindre coin sans doute plus humide poussent alors des alignées de serres en plastique. L'autre culture que l'on trouve également dans ces régions, c'est l'amandier. Certains coins en sont couverts comme dans le reste de l'Andalousie on ne trouve que des oliviers.

Amandiers

Je rejoins la côte que je suis un moment. Cette partie n'est pas encore trop bétonnée et donc il reste quelques beaux paysages de mer.
Arrivée à Cartagena (Carthagène) où j'aimerais bien faire une pose, mais comme dans toutes les villes espagnoles il est impossible de trouver une place pour se garer et même les parkings sous-terrains sont trop bas pour mon véhicule. Donc je visite en roulant au hasard pour découvrir un peu la ville. Toujours ces larges avenues ombragées et ces aménagements très beaux et très modernes.
Il ne me reste plus qu'à trouver mon coin pour la nuit, mais celui que j'ai repéré est encore à 40 km. Cette fois je prends l'autoroute gratuite. Je trouve la parking situé au milieu de vastes marais salants et tout près d'une plage.

Voilà donc une bonne journée avec visite du Maroc, de l'Ouest américain et dodo en Camargue. 

lundi, mai 16, 2016

Bayárcal (Andalousie) – km 6929



Les noceurs du camping ont mis fin à leurs agapes assez tôt, mais restaient les chiens. Ils sont en général tout petits mais question aboiement ils sont très forts et très endurants.
Ce matin je lève le camp direction la sierra Nevada. Je traverse les derniers paysages propres à l'Andalousie, puis un passage par la côte avec un bout de route déjà faite avec Ghislaine il y a quelques jours. La mer toujours aussi bleue, mais à un endroit il y avait un phénomène étrange. Le ciel était tout bleu est soudain venant de la mer un énorme nuage au ras des flots et qui envahissait petit à petit la côte. Un ou deux kilomètres plus loin de nouveau grand soleil. Et oui Ghislaine, je suis désolé mais il fait beau et chaud.

Nuage en plein soleil

On entre dans la sierra Nevada par de larges gorges. Puis la route suit le flanc des montagnes en montant progressivement. Les montagnes sont assez sauvages avec quand même des cultures d'oliviers, d'amandiers et de vigne.


Pas grand chose d'autre à dire et donc peu de photos.

Mon étape du soir est située à 1200 m, sur le flanc de la montagne avec vue superbe sur la vallée.

La vue depuis mon emplacement

dimanche, mai 15, 2016

Antequera (Andalousie) – km 6679



Nuit au calme au milieu des roches d'El Torcal avec en prime un superbe lever de soleil.
Aujourd'hui encore une rando. Cette fois c'est le Caminito del Rey. En fait il s'agit de gorges très hautes et étroites le long desquelles est accrochée une passerelle qui domine la rivière d'une belle hauteur. Sensibles au vertige s'abstenir. Ceci dit tout cela est parfaitement sécurisé et peut être parcouru par des enfants sans problème. Par contre l'accès est limité et il faut réserver à l'avance, on a alors un horaire précis pour accéder au site. Vraiment impressionnant. Presque deux heures de balade sans difficulté mais vraiment exceptionnelle. Le retour se fait en car. (Voir galerie)


Après tout cela une bonne douche s'impose et donc je vise le seul camping de la région. Il se situe tout près de mon étape d'hier soir. Mais en arrivant il y a des voitures partout car il y a un repas de mariage. Les Espagnols sont déjà par nature assez bruyants, alors là je vous laisse imaginer le niveau sonore de la musique. Enfin je suis installé un peu à l'écart et la musique me parvient un peu atténuée.

Et puis je suis à coté d'un couple de français qui m'ont gentiment invité à l'apéro.

samedi, mai 14, 2016

El Torcal (Andalousie) – km 6556

Ce matin direction l'aéroport car malheureusement le séjour de Ghislaine se termine. Après l'enregistrement je quitte Ghislaine qui doit passer les contrôles de sécurité.
Pour ma part je commence ma journée par quelques courses avant de prendre la route ou plutôt l'autoroute. En effet j'ai pour projet de visiter El Torcal et il y a pas mal de kilomètres pour s'y rendre.
El Torcal est un ensemble de formations karstiques situé à 1200m d'altitude. Des chemins permettent de pénétrer ce massif. Chaussures de rando obligatoires. En effet si pendant les premiers 200m on regarde où l'on met ses pieds pour ne pas se salir, ensuite on s'occupe surtout de ne pas glisser sur les rochers et la boue. Le chemin fait 3 km et il est indiqué qu'il se parcourt en 2h. On comprend vite pourquoi. En plus de marcher dans la boue il faut en permanence grimper puis redescendre sur des rochers glissants. Très bon exercice pour les articulations. Le problème est que l'on est tellement occupé à ne pas déraper que l'on en oublie presque de regarder le paysage. Et pourtant celui-ci vaut la coup. Ces empilements de roches font penser à des cairns géants. Ce lieu ressemble aux chaos de Montpellier le Vieux. (Voir galerie)


Au retour chaussures et pantalons sont bien sales mais la balade était belle.

Ce soir je reste coucher là.

vendredi, mai 13, 2016

C'est à pieds que nous partons pour le centre de Séville. Tout d'abord un passage par la plaza de España. C'est un monument édifié pour l'exposition Hibéro-Américaine de 1929. Magnifique ensemble architectural, paré d'azulejos des différentes provinces d'Espagne. Plaza de España Là, la pluie nous rattrape et nous achetons même un deuxième parapluie à une marchande ambulante (elle a dû faire fortune ce matin). Puis direction l'Alcázar. Pas trop de monde à l'entrée, par contre fouille comme dans les aéroports. Retrouvons l'architecture de l'Alhambra de Grenade, mais plus grandiose. Au fil des époques chacun y a laissé sa trace, sans défigurer les constructions précédentes, bien au contraire en les enrichissant. Patio de l'Alcazar Les jardins attenants sont tous agrémentés de fontaines diverses et variées, y compris une musicale. Jardins de l'Alcazar Sortie sous une averse orageuse qui lave le ciel. Déjeuner de tapas en terrasse. Notre intention est de visiter la cathédrale, mais le monde nous fait fuir. Nous verrons demain. Passons le reste de la journée à déambuler dans différents quartiers. Très beaux immeubles colorés et rues bordées de très belles boutiques. Nous finissons notre balade au bord du Guadalquivir avant de regagner nos pénates toujours à pieds. Ouf ! Guadalquivir

Ce matin c'est sous un ciel un peu plus clément que nous repartons vers le centre de Séville. Nous profitons du beau temps pour revoir la plaza de España et nous allons surtout visiter le magnifique parc Maria Luisa qui l'entoure ainsi que la place d'Amérique.

Parc Maria Luisa

Ensuite nous rejoignons le Guadalquivir. Nous le suivons jusqu'au pont de Triana que nous franchissons pour faire le tour du marché. Beaux étals de poissons et de légumes.

Marché de Triana

Au passage nous sommes rentré dans un point d'information touristique où l'on nous a donné un très bon conseil. En effet au lieu de faire une heure de queue pour prendre des billets à la cathédrale on peut prendre des billets groupés dans une autre église où il y a peu de monde. Ensuite on entre directement à la cathédrale sans attendre. C'est ce que nous faisons et là on nous informe qu'aujourd'hui la cathédrale ferme à 16h. Nous visitons d'abord cette église San Salvador. Elle se distingue surtout par d'immenses retables, toujours un peu lourds à notre goût.

Eglise San Salvador

Nous avions l'intention de déjeuner avant la visite de la cathédrale, ce sera après. Entrée dans la cathédrale sans problème et surtout sans attente, car la file à l'entrée est vraiment très longue.
C'est une des plus grande cathédrale gothique. Elle présente quelques magnifiques chapelles et sacristies. Mais le clou de la visite est le maître-autel. Sur une surface de 220 m2 c'est 1500 figurines de bois sculpté et couvertes de 1200kg d'or qui ornent le mur. Jamais vu cela ailleurs.

Maître-autel

Un tour dans le patio des orangers, vestige de l'ancienne mosquée qui se dressait à cet endroit. Puis la grimpette dans la Giralda, ancien minaret transformé en clocher. Pour monter on emprunte un plan incliné qui était utilisé par le muezzin pour monter à cheval ...lui ! En fin de compte on gravi assez facilement les 90 m pour atteindre une terrasse d'où l'on découvre toute la ville de Séville. Descente par le même chemin.

La Giralda

Il est plus de 15h et nous partons à le recherche d'un restaurant. Celui que nous choisissons n'est certainement pas étoilé au Michelin. Enfin, nous nous emplissons l'estomac. Pour terminer la journée nous embarquons sur un bateau qui nous balade sur le Gualdaquivir. Rien d'extraordinaire, mais au moins pendant une heure on ne marche pas.

Balade sur le Guadalquivir

La marche on la reprend pour rentrer chez nous.
Demain le séjour de Ghislaine se termine, elle repart vers Nantes et moi je vais continuer mon voyage en solitaire.


Le mot de Ghislaine

Mon séjour andalou s'achève sous le soleil ce qui a été rare pendant mes dix jours en Espagne. En moyenne, en Andalousie il y a six jours de pluie au mois de Mai. Gagné ça a été pour moi. Mais cessons de voir le négatif. Cette région est vraiment très belle. Les paysages sont variés et changent d'une vallée à l'autre. D'ailleurs, souvent les ciels gris voire noirs ont ajouté à leur charme. Quant aux villes elles ont toutes des similitudes : propres, aérées avec de grands jardins agrémentées de fontaines. Je n'ai jamais ressenti la moindre insécurité. D'ailleurs la police veille partout sans être oppressante. Ces villes ont aussi toutes leur personnalité ce qui fait leur attrait. Quant aux monuments le mot qui les caractérisent tous c'est Wouahhhh ! ! ! ! Difficile de les décrire autrement en quelques mots. J'aurais besoin de revoir les photos plusieurs fois pour me souvenir de tout ce que j'ai vu. Et pour ce qui des Andalous sourires, gentillesse et volume sonore élevé les décrivent bien je crois. Encore un très joli voyage. Je vais rentrer ravie et laisser Serge continuer seul son périple.