mardi, mai 31, 2022

Zonza – km 3116

Ce matin, direction la côte, plus exactement direction Solenzara. Ce n’est pas vraiment pour cette ville que je fais le chemin, mais pour le chemin lui-même. En effet, la route que je prends vaut le voyage à elle seule. On commence par monter vers le col de Bavella, avec des vues magnifiques sur les aiguilles, ces pics de roches impressionnants.




Puis la route redescend en partie en forêt avec là encore de superbes panoramas.


Arrivé à Solenzara direction le port. En fait, le patelin n’est pas bien grand et la plupart des constructions sont récentes. Mais ce n’est pas trop laid. Ici aussi ce sont les plages que les touristes viennent chercher.



Sur les collines environnantes, là encore le béton envahit le paysage. Le maire doit avoir le permis de construire facile, car c’est par dizaines que l’on voit des maisons en construction.


Il me faut remonter dans ma montagne. Il n’y a pas trente six routes, donc je reprends la même dans l’autre sens. Mais forcément, on ne voit pas les choses de la même façon.



Arrêt pique-nique, puis arrêt café au col de Bavella.


J’avais prévu une balade sur Bavella, mais je décide de ne pas la refaire car je l’ai déjà faite deux fois lors de précédents voyages. Par contre hier j’avais prévu une autre rando que je n’ai faite faute de temps. Ce sera pour aujourd’hui. Donc direction la cascade de Piscia di Gallu. Très jolie balade. Le chemin offre de multiples aspects, landes, forêt de pins, passages rocheux, ça monte, ça descend, vraiment très sympa.




Pendant un moment, on suit une rivière que l’on traverse sur des rochers.


Le paysage autour est imposant, avec ses énormes rochers et ses gorges profondes.


On arrive à la cascade au bout de 45 minutes. On est prévenu au départ que les cent derniers mètres sont interdits et que l’on ne voit pas la cascade de 60 m dans son intégralité. Cette interdiction est justifiée car ces derniers mètres tiennent plus de la varappe que de la randonnée. Mais le cadre est magnifique et la partie visible de la chute d’eau justifie la balade.



Il ne reste plus qu’à retrouver mon camping.

lundi, mai 30, 2022

Zonza – km 2991

Ce matin les batteries sont chargées à fond, donc je reprends la route sereinement. Aujourd’hui deux journées dans une pour rattraper le temps "perdu".

Je commence par suivre la côte jusqu’au golfe de Rondinara. Très jolie crique presque entièrement fermée avec plage de sable fin. Mais ici nous sommes sur la côte est, la côte touristique dans son aspect balnéaire. Et donc tout se paye y compris les parking pour aller se baigner.





Puis direction le golfe de Santa Guilia. Là encore il faut payer, cette fois je renonce, d’autant que ça ne semble pas extraordinaire en dehors des plages.



En fait, autant la côte ouest est sauvage avec quelques villages, autant ici c’est construit avec résidences, campings, restaurants, clubs de plongée, etc. Là, le tourisme est roi. Les collines qui dominent la côte sont également couvertes de maisons, et pas que des petites.

Je continue ma route jusqu’à Porto Vecchio. En fait, ce n'est pas le port le plus intéressant, mais la vieille ville qui le domine. C’est aussi très touristique, mais ce centre-ville garde un certain charme avec ses rues étroites bordées de boutiques.


L’intérieur de l’église est très joli avec son décor de peintures.



Je reprends ma route pour continuer à longer la mer. Mais en fait la route passe assez loin du rivage et on ne voit pas grand-chose. Il est temps de prendre la direction de mon étape du soir. Donc adieu la côte et son univers un peu artificiel. Aussitôt j’aborde des petites routes qui naviguent dans la campagne. Puis j’arrive sur la grande route vers le cœur de la Corse. La route s’élève rapidement au milieu des pins avec par endroits des points de vues superbes. Dommage que le temps soit un peu brumeux.


On longe un lac artificiel enchâssé dans les montagnes.


Je retrouve les paysages et l’ambiance qui me plaisent. De plus, le camping où je vais passer plusieurs nuits est vraiment très sympa.

dimanche, mai 29, 2022

Bonifacio – km 2852

 

Je suis toujours à Bonifacio contrairement à mon programme. C’est un petit incident technique qui m’a obligé à modifier mon calendrier. En effet hier soir je me rends compte qu’une de mes batteries a une tension très faible (et oui même les batteries peuvent faire de l’hypotension). Je cherche quelle en est la raison. Peut-être mon panneau solaire qui est plein de poussière. Mais il est tard et je me dis que je verrai cela le lendemain. Ce matin donc dans mon frigo tous les glaçons sont fondus (qu’est-ce je vais mettre dans l’apéro?) et la batterie est au plus bas. Donc d’abord nettoyage du panneau, puis je décide de prolonger mon séjour d’une journée et de brancher le van sur l’électricité (d’habitude je n’en ai pas besoin). Aussitôt dit aussitôt fait, sauf que rien ne change. Je vais alors voir dans la partie technique et je découvre qu’un interrupteur semble éteint. Je le bascule et miracle tout repart. En fait, c'est en rangeant un sac que j’ai dû le mettre hors service. Bon, j’ai quand même besoin de recharger la batterie et de relancer le frigo. Pour ce qui est de mon programme, pas de problème puisque aujourd’hui et demain j’avais prévu des petites étapes, que je vais faire dans une seule journée.

Aujourd’hui le temps est plutôt couvert avec surtout pas mal de vent. Reste à occuper ma journée. Donc je repère quelques petits coins à visiter. Tout d’abord je me rends à l’ancien ermitage de la Trinité. Au bout d’une petite route qui offre de jolis points de vue sur la mer et sur Bonifacio, on découvre un bâtiment et une chapelle au pied d’un énorme rocher. Il y a même un autel extérieur pour des offices en plein air. Dans la chapelle une très belle statue en bois polychrome.






Puis je change de côte pour aller découvrir différents rivages. Tout d’abord le golfe de Sant’Amanza. Il semble que ce lieu soit le terrain de jeu des surfeurs.


Puis je me rends à la plage de Piantarella. Là c’est plutôt les location de bateaux et les plages qui attirent le monde. En effet, il y a beaucoup de voitures stationnées et peu de gens sur le rivage. Il doit y avoir également des départs de randos.


Enfin je retourne dans Bonifacio pour y prendre un café. Pas trop de monde autour du port. J'en profite pour découvrir une autre chapelle.


Voilà une journée un peu particulière que je termine au camping après avoir rebranché l’électricité pour remettre mes équipements à niveau.

samedi, mai 28, 2022

Bonifacio – km 2796

Au programme du jour, une nouvelle balade pédestre au Capo Pertusato. Afin d’éviter les grosses chaleurs je vais la faire dès ce matin. Je rejoins le point de départ un peu après Bonifacio près d’un sémaphore.



De là un chemin presque plat, au milieu de la végétation, m’emmène vers une superbe petite plage nichée au fond d’une crique. Un petit coin de paradis.



À partir de là, on prend le chemin du retour qui longe la côte. Là encore les paysages sont sublimes avec une belle vue sur les îles Lavezzi et la Sardaigne, qui semble toute proche.



On passe alors sous un surplomb par un sentier à ne pas recommander aux personnes sensibles au vertige. Mais rien de dangereux.



Si, si c'est bien le sentier !

Enfin on remonte sur haut de la falaise avec des vues superbes sur les murs de calcaire blanc, la mer, avec toutes ses nuances de bleus, et les îles.

On arrive alors au-dessus de la plage Saint-Antoine abritée au pied d’énormes rochers.

Il ne reste plus qu’à rejoindre la voiture et rentrer au camping pour une bonne douche et un petit casse-croûte.
Mais la journée n’est pas finie et donc nouveau départ vers Bonifacio. Je ne sais pas où se garent les gens pendant l’été car même en ce moment on ne trouve pas facilement une place. Je pars donc un peu au hasard à la découverte de la ville. Je longe la côte avec là encore de très belles vues.

Je continue jusqu’au cimetière marin qui est à l’extrémité du rocher. Curieux endroit avec ses alignements de chapelles funéraires bien entretenues.




Je reviens vers la ville et je me perds, volontairement,  dans le labyrinthe des ruelles de la vieille ville.


Passage obligé par les églises.



Puis direction le port tout en bas de la ville. Une alignée de restaurants et boutiques, et les bateaux de promenade en mer. 



Après une pause bistrot je remonte vers le parking pour retourner vers le camping. Juste avant d’arriver au camping je vois un panneau indiquant la chapelle Santa Reparata. Chapelle du IXème siècle perdue en pleine nature.


Elle est fermée mais une ouverture permet de voir un intérieur en triste état.


Cette fois je rejoins le camping.