mardi, mai 06, 2025

Venise (km 1733)

Ce matin petite étape jusqu’à l’aire camping-car située un peu en dehors de Venise. Et oui, je suis à Venise. Dans la toute première mouture de mon parcours je n’avais pas prévu de m’y arrêter. Mais comme je passais tout près autant se faire plaisir. Après un repas rapide dans le van, je pars pour un après-midi de visite. Je suis déjà venu trois fois à Venise, mais j’aime tellement cette ville qu’une fois de plus c’est pas de trop. Tout commence par un bon kilomètre pour prendre le bus qui me dépose à l’entrée de la ville. Avant tout il faut parler du temps. Il a plu une partie de la nuit, ce matin route sous la pluie, je m’attendais au pire pour la journée. Donc vêtement de pluie et parapluie. Et en fait pas un goutte de pluie et même un brin de soleil par moment. J’aime quand la météo se trompe comme ça.

Arrivé à Venise je décide de partir au hasard, c’est une bonne façon de découvrir cette ville. Ainsi après quelques hectomètres de marche je me trouve par chance près de la basilique des Frari. Je crois l’avoir déjà visité, mais je n’en ai pas de souvenir.
Tout d’abord c’est immense et d’une richesse incroyable. Aux murs des tableaux signés des plus grands peintres.


Des statues, des autels, des chapelles, etc.


Et puis ces stalles sculptées derrières le jubé, une merveille.


Tant que j’en suis aux églises, je décide m’en débarrasser ! Alors direction, en vaporetto bien sûr, la basilique San Marco. Là c’est aussi très beau, mais ce sont surtout les mosaïques qui sont extraordinaires. De loin on croit qu’il s’agit de peintures, mais ce sont des milliers de tesselles avec une dominante or.




Un passage place Saint-Marc.

Je n’ai ensuite qu’à traverser le grand canal pour une visite rapide de l’église San Maria della Salute.

Puis juste à côté à la Punta della Dogana, voir une partie de la collection Pinault. Exposition d’un artiste allemand d’art contemporain bien sûr. Je ne vous propose qu’une petite sélection des œuvres exposées. L’art contemporain n’est pas toujours très accessible, mais là il y a quand même des sculptures, des dessins, des tableaux qui sont intéressants.





Je n’ai plus qu’à prendre un vaporetto pour remonter tout le grand canal avec son trafic habituel.



lundi, mai 05, 2025

Padoue (km 1690)

Chères toutes, chers tous,

Avant tout, je voudrais vous annoncer quelque chose qui va sans doute susciter chez certains des « Oh ! », des « Dommage… », voire des « C’est pas vrai ! » : en fait je ne vais finalement pas faire la totalité de mon voyage. Depuis plusieurs jours, je me pose sérieusement la question de continuer ou pas. Cette décision n'a pas été prise sur un coup de tête ; elle est mûrement réfléchie.

Pour ceux qui se demanderaient, je précise tout de suite : non, je ne suis pas malade et mon moral est bon. C’est simplement l’envie qui me fait défaut. D’ailleurs, quand j’ai commencé à voyager, je m’étais dit que j’arrêterais à 72 ans. J’y suis.

Quand j’imagine le parcours restant, il me semble tout simplement trop long. Trop long en temps, trop long en kilomètres.
En fait, je n’ai plus l’envie — comme devant un plat que l’on aime, mais que l’on n'a pas faim. Par moments, j’ai l’impression d’avancer par automatisme, sans vraiment trouver de plaisir. Même la préparation de ce voyage a été laborieuse : je n’arrivais pas à me projeter dans ce périple.

J’avais prévu sept semaines de voyage et la visite de trois pays des Balkans (Slovénie, Croatie, Bosnie). On va oublier. Bien sûr, j’aurais aimé découvrir ces pays. Mais de toute façon, je ne pourrai jamais visiter tous les lieux qui me font envie, rien qu’en Europe. Disons que ces pays étaient de trop. J’ai peut-être eu les yeux plus gros que le ventre.

Cela dit, je ne vais pas interrompre mon voyage immédiatement pour rentrer au plus vite. Non, je vais simplement raccourcir mon itinéraire. Vous allez donc me supporter encore un bon moment !
J’ai certainement de belles choses à voir, mais je vais rester concentré sur l’Italie. Je suis sûr que je vais prendre beaucoup plus de plaisir avec ce voyage raccourci, que si j’avais fait la totalité du parcours prévu. Bien entendu, je continuerai à tenir mon blog et vous pourrez me lire jusqu’à mon retour.

En attendant, « The show must go on ! »
Passons donc aux découvertes du jour !

Ce matin je quitte Vérone direction Vicence (Vicenza). Le principal monument est la Basilica palladiana. Rien à voir avec une basilique, c’est plutôt un bâtiment administratif.


Comme dans la plupart des villes de jolies et grandes places. À noter que dans les villes les parties réservées aux piétons sont très nombreuses, ce qui rend les visites très agréables.


Puis après un rapide casse-croûte je repars vers Padoue. La pluie est de la partie, mais en arrivant dans la ville la pluie fait une pause. Pendant toute ma visite, pas une goutte, mais il pleut de nouveau à la fin de ma visite, juste au moment où je rentre dans le parking couvert où je suis stationné.
Plus de chose à voir ici. Tout d’abord la ville est bien fleurie et comme souvent cela bon les fleurs. La jasmin et autres plantes y sont pour quelque chose.

Le Routard indique un superbe café historique : la Caffe Pedrocchi. J’en profite pour y déguster un très bon expresso en terrasse dans un cadre ma foi très sympa.


La ville regorge de magnifiques monuments, même si dans l’ensemble les immeubles sont plutôt modernes.


Un petit détour par l’ancienne université avec sa cour entourée de colonnades décorées.


Puis je découvre les grandes places entourant le marché, malheureusement fermé.



Encore une place et me voilà devant la cathédrale.


Rien à voir avec les églises de Vérone. C’est beaucoup plus sobre, presque dépouillé.



Je retrouve donc mon véhicule et la pluie qui va me suivre jusqu’au camping. Un vrai déluge par moment. Le patron du camping m’a même installé des planches qui font une sorte de terrasse. Sympa ! Ceci dit, vu le temps je ne vais pas manger dehors.

Je pense qu’il va pleuvoir une bonne partie de la nuit. 



dimanche, mai 04, 2025

Vérone (km 1584)

Aujourd’hui j’ai toute la journée pour visiter Vérone et ce n’est pas trop.

Départ en bus à partir du camping, arrivée au Castelvecchio (Vieux Château pour ceux qui ne maîtrisent pas totalement la langue de Dante). Il y a bien un château mais surtout un très joli pont avec des créneaux.


Bien sûr il y a des églises, alors on va s’en débarrasser tout de suite. En fait il existe un pass qui permet de visiter les 4 plus belles églises de la ville. Je commence par l’église San Fermo ou plutôt les deux églises. En effet il y a l’église inférieure de style roman avec de très belles fresques sur les piliers.



Au dessus, l’église supérieure gothique avec surtout un plafond impressionnant et un chœur magnifique.



Un peu plus loin c’est l’église Sant’Anastasia avec de très beaux décors.



Troisième étape la cathédrale. Là encore c’est grandiose avec des peintures murales exceptionnelles, sans oublier le baptistère taillé d’un seul bloc de marbre.




Je termine m’a tournée des églises par San Zeno. Là un très beau cloître.

De magnifiques portes en bronze.



Et là encore des murs couverts de fresques. On gronde les enfants quand ils dessinent sur les murs de leur chambre, mais on admire les adultes qui peignent sur ceux des églises. Vas comprendre !



À coté de tout cela il y a des arènes importantes que je n’ai pas visitées.

Et puis le long de mon parcours ce sont de nombreuses places, des rues avec de très belles demeures et le tout bordé par l’Adige.






Bonne journée avec ce midi ma première pizza en Italie (un comble) dans un très joli jardin.

Allez il est l’heure de renter au bercail avec un bus qui s’arrête en cours de route car il ne va pas jusqu’au camping. Il faut attendre le suivant !